NZZ am Sonntag : Les fournisseurs et les représentants des agriculteurs se plaignent de la concurrence acharnée dans le commerce de détail suisse

NZZ am Sonntag : Les fournisseurs et les représentants des agriculteurs se plaignent de la concurrence acharnée dans le commerce de détail suisse

« Das grosse Fressen : Schweizer Supermärkte schalten in der Wettbewerb um die besten Preise in der Kampfmodus » (La grande bouffe : les supermarchés suisses se mettent en ordre de bataille pour obtenir les meilleurs prix) : c’est le titre du rapport de Moritz Kaufmann publié aujourd’hui par la NZZ am Sonntag.

Et de poursuivre : « Les supermarchés suisses sont passés en mode combat. Migros, le numéro un du commerce de détail dans le pays, en est largement responsable ».

Bureau d’information de FMS : retour d’information sur des négociations particulièrement dures menées par les acheteurs de Migros

Le président de Marchés équitables Suisse, Stefan Flückiger, connaît bien le sujet et déclare dans son rapport : «  »Supermarchés SA de Migros durcit le ton lors des achats, ce que nous avons déjà appris à plusieurs reprises par le biais de notre service d’alerte. Nous avons récemment eu des échos selon lesquels les acheteurs de Migros sont particulièrement durs lors des négociations », explique Stefan Flückiger. (…) L’offensive d’Aldi sur la viande l’inquiète particulièrement. Il est vrai que le discounter supporte lui-même les baisses de prix et ne les répercute pas sur les fournisseurs. « Mais Aldi n’est pas non plus en position de force sur le marché », explique M. Flückiger.

Mais la concurrence va réagir. Migros, par exemple, a la taille nécessaire pour imposer des réductions de prix. « C’est justement dans la phase actuelle que les quantités et les prix pour 2025 sont négociés. C’est là que Migros a la possibilité de faire pression sur le prix ou sur les suppléments de prix des labels ».

Et si les fournisseurs cèdent ensuite, toute la structure des prix se déplacera vers le bas. « Dans ce cas, Aldi ne paiera certainement pas plus que ses concurrents », dit Flückiger ».

Pour lire le rapport complet : https://www.nzz.ch/wirtschaft/aldi-duscht-den-neuen-migros-einkaufschef-am-ersten-arbeitstag-kalt-schweizer-supermaerkte-schalten-in-den-kampfmodus-ld.1848229

Il est donc d’autant plus important de s’engager en faveur de la transparence et d’une structure de prix équitable, ce que la FMS s’efforce de faire. Pour soutenir l’association, il suffit d’être membre https://fairemaerkteschweiz.ch/unterstutzen/#mitglied

Nous suivre:

Plus d'articles

AP30+ : des avancées importantes pour des marchés équitables et transparents. Mais il en faut davantage.

Dans sa réponse à la consultation sur la politique agricole PA30+, l’association Marchés Équitables Suisse plaide en faveur de marchés agricoles fonctionnels et transparents, de conditions de concurrence équitables tout au long de la chaîne de valeur et d’une formation équitable des prix – en formulant des prises de position concrètes concernant les accords sur les objectifs dans le commerce de détail, les prix indicatifs, la surveillance du marché et la commercialisation directe.

Série de projets MÉS : L’équité en pratique. Comment les entreprises suisses mettent en œuvre l’équité et la transparence

Marchés Équitables Suisse s’engage en faveur de marchés équitables et transparents. La série de projets « L’équité en pratique » montre ce que cela signifie concrètement pour les entreprises suisses des secteurs agricole et alimentaire, ainsi que les défis auxquels elles peuvent être confrontées. À travers des exemples inspirants, cette série met en évidence qu’un engagement en faveur de l’équité et de la transparence est non seulement réalisable, mais aussi économiquement pertinent. Elle invite en même temps au dialogue et à suivre ces exemples.

Prix bas, risques élevés : le commerce inéquitable dont sont victimes les agriculteurs suisses

Quel est le prix équitable d’un produit agricole ? Un prix qui non seulement couvre les coûts de production et assure un revenu décent, mais qui tient également compte des risques liés à la production. Or, c’est précisément ce qui fait souvent défaut aujourd’hui : les transformateurs et les détaillants, qui détiennent le pouvoir sur le marché, répercutent unilatéralement ces risques sur le secteur agricole. Une nouvelle étude de la FHNW, réalisée à la demande de « Faire Märkte Schweiz », montre que, de ce fait, les familles d’agriculteurs n’atteignent pas, dans la plupart des secteurs d’activité clés, le revenu équitable prévu par la loi. De nombreux prix agricoles en Suisse ne sont donc pas équitables.