Des marchés équitables nécessitent une concurrence efficace et une répartition équitable de la valeur ajoutée

FMS Studie Demoscope

Pour que les marchés fonctionnent bien, les organisations de marché doivent être organisées en conséquence tout au long des chaînes de valeur ajoutée, ce qui est absolument essentiel du point de vue de l’économie (agricole). Des dysfonctionnements entravent aujourd’hui une concurrence efficace dans l’ensemble de la branche et rendent impossible une politique de prix équitable.

Les déséquilibres le long des chaînes de valeur augmentent, et avec eux les comportements abusifs d’entreprises puissantes sur le marché et les pratiques commerciales déloyales. Cela pèse tout particulièrement sur les marchés agricoles et alimentaires, avec les deux géants du marché que sont Migros et Coop. Le mécanisme des prix tant vanté par les milieux libéraux, dans lequel les acteurs sont des  » price takers « , ne s’applique plus à ces marchés. L’agriculture se voit dicter les prix.

Le régulateur doit maîtriser cette défaillance du marché en instaurant des conditions-cadres favorables à la concurrence ainsi qu’une plus grande transparence et une plus grande vérité des coûts. Ceux qui prétendent que des prix équitables aux producteurs – en clair : une économie durable et assurant les moyens d’existence – ne sont pas conformes au marché, méconnaissent le fait qu’une économie de marché tournée vers l’avenir est tributaire d’une concurrence qui fonctionne. Parallèlement, la valeur ajoutée doit être répartie équitablement et le prix supplémentaire des produits à valeur ajoutée affiché dans les magasins doit revenir aux producteurs agricoles et couvrir leurs prestations supplémentaires, ce qui est rarement le cas aujourd’hui.

Le FMS a pour objectif de créer des marchés plus justes et plus équitables, dans lesquels une concurrence favorable est assurée dans l’intérêt de tous les acteurs, et pas seulement des acteurs individuels, en particulier des parties contractantes les plus faibles, c’est-à-dire que le bon fonctionnement des marchés constitue un contenu important. L’association met donc l’accent sur les cas où ces abus violent une politique de prix équitable et freinent finalement le changement vers des systèmes alimentaires durables et équitables.

Nous suivre:

Plus d'articles

Crise du lait, nécessité d’agir et réseaux solides : bulletin mensuel janvier 2026

S’attaquer à ce qui nous attend en 2026, ce principe est déjà en vigueur dans les premières semaines de janvier. Pour cela, je reviens en premier lieu sur l’évaluation annuelle du constructeur suisse, car ce credo conditionne notre travail en 2026 : « Vous vous êtes fait remarquer en 2025 ». L’appartenance de Faire Märkte Schweiz à ce cercle sélect est une reconnaissance précieuse pour l’ensemble de notre organisation et pour toutes les personnes qui ont rendu notre action possible grâce à leur grand engagement, y compris bénévole. Faire Marchés Suisse regarde de près là où règne le manque de transparence et où de nombreux (petits) acteurs ont à souffrir de quelques (grands) acteurs. Les exemples du marché du lait et des céréales ci-dessous montrent que nos déclarations sont demandées. Notre rapport annuel actuel montre également les effets concrets : des interventions ciblées permettent d’alléger sensiblement la charge financière des producteurs et des entreprises commerciales et de gagner du terrain sur des conditions de marché équitables. Nos réseaux avec différents partenaires sont particulièrement importants à cet égard. Le Slow Food Market et les entreprises locales+fair en font partie.

AP30+, loi antitrust et qualité des relations : rapport mensuel décembre 2025

Les fêtes de fin d’année sont derrière nous, la nouvelle année est à nos portes. Nous profitons de cette période entre les deux années pour résumer ce qui nous a occupés récemment – et pour donner des impulsions sur ce que nous allons continuer à traiter l’année prochaine. Nous en parlons dans notre brève rétrospective et nos perspectives ci-dessous.