PA30+ apporte des progrès pour des prix équitables et des systèmes alimentaires durables – des mesures contre les abus de pouvoir du marché font défaut

PA30+ apporte des progrès pour des prix équitables et des systèmes alimentaires durables – des mesures contre les abus de pouvoir du marché font défaut

La PA30+ apporte des progrès pour des prix équitables et des systèmes alimentaires durables – des mesures contre les abus de pouvoir du marché font défaut

Berne / Zurich, le 19 février 2026 – Le Conseil fédéral a présenté ses plans pour la future politique agricole à partir de 2030 (PA30+). Ils comprennent des avancées importantes pour améliorer la transparence des prix et la situation concurrentielle sur les marchés agricoles et alimentaires. Ce qui manque : des mesures contre l’abus de pouvoir de marché qui permettraient aux autorités de la concurrence d’agir efficacement contre les défaillances du marché. C’est ce que constate aujourd’hui l’association MÉS. 

Les progrès réalisés pour améliorer la transparence des prix et la situation concurrentielle sur les marchés agricoles et alimentaires sont décisifs pour la production dans l’agriculture, la transformation et la distribution ainsi que pour les consommateurs. En particulier, dans un contexte de fortes concentrations et de déséquilibres croissants des marchés, ces questions sont cruciales pour garantir à l’avenir des prix équitables, une répartition appropriée de la valeur ajoutée et la prévention des comportements abusifs.

Sous l’élément clé  «Soutenir le bon fonctionnement des marchés», le Conseil fédéral répond à une exigence centrale de l’association Marchés Équitables Suisse (MÉS) : Le Conseil fédéral veut développer de manière ciblée l’observation du marché. Ce développement doit se faire d’une part au niveau de la transformation et du commerce. D’autre part, la transparence doit également être créée au niveau des moyens de production en amont (1). La Confédération pourra ainsi observer de manière plus conséquente la situation de la concurrence et la transparence des prix sur le marché des denrées alimentaires.  «Il faut espérer que cela sera garanti pour toutes les catégories standard, c’est-à-dire pour les produits conventionnels, bio et labellisés», commente Stefan Flückiger, président de MÉS. 

Pour MÉS, les décisions actuelles signifient : La position des producteurs et productrices agricoles au sein de la chaîne de création de valeur doit être renforcée. La fixation des prix indicatifs doit également être revalorisée. Les interprofessions et les organisations de producteurs devront à l’avenir communiquer les prix indicatifs à un organisme central afin qu’ils puissent ensuite être publiés.

Un nouvel instrument doit permettre de promouvoir la production durable par le biais de conventions d’objectifs volontaires avec le commerce de détail. «Ce qui est décisif, c’est qu’en cas de mesures insuffisamment efficaces, une réglementation contraignante permette d’exercer une pression supplémentaire afin que la transformation vers des systèmes alimentaires durables adoptée par le Conseil fédéral soit remise sur les rails», explique Stefan Flückiger.

Les nouveaux plans du Conseil fédéral ne sont toutefois pas encore suffisants : Dans les valeurs de référence esquissées, il manque des mesures contre les abus de pouvoir sur le marché qui permettraient aux autorités de la concurrence d’agir efficacement contre les défaillances du marché. Elles ne disposent aujourd’hui d’aucun instrument efficace pour remédier aux problèmes structurels des marchés et éliminer les pratiques commerciales déloyales.

(1)  https://fairemaerkteschweiz.ch/fr/le-pouvoir-de-marche-des-deux-cotes-pourquoi-lagriculture-est-de-plus-en-plus-sous-pression/ 

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